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Collectif pour le retour aux horaires de sortie libres dans le cadre des arrêts de maladie.

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Par Le collectif :: 03/12/2006 à 9:18 :: Général

BONJOUR

 

Après un an de fonctionnement (septembre 2005 - janvier 2007) , le COLLECTIF SANTE VOUS LIBRES a mis fin à ses activités.

Nous pensons avoir fait réagir les élus et le ministre de la santé. Ce dernier avait écrit et donné des instructions (2006), un projet de loi a été adopté (2007).

ENFIN, depuis septembre 2007, un décret est publié. Il met fin à trois ans d'injustice et de révolte.

Nous pensons simplement avoir atteint nos objectifs en contribuant, par nos actions, au rétablissement de cette règle de bon sens: Disposer des conditions indispensables pour se soigner correctement, et, en particulier en cas de maladie grave, pouvoir sortir librement de son domicile!


CONCRETEMENT... en cas d'arrêt de maladie:

-Soit vous n'avez pas de sorties autorisées car votre médecin juge que vous n'êtes pas en état pour sortir.

 

-Soit vous avez des sorties autorisées:

    1. De 9h à 11h et de 14h à 16h sauf en cas d'examens médicaux ou de soins.
    2. Le praticien peut, par dérogation, autoriser les sorties libres. (justifié sur l'arrêt de travail.)

N'hésitez pas à copier le décrêt de loi (ou ses références) pour demander les sorties si vous y avez droit.


La loi...


J.O n° 296 du 22 décembre 2006 page 19315
texte n° 1

LOIS

LOI n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 (1)


L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2006-544 DC du 14 décembre 2006 ;

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

 

Article 46


Dans le 3° de l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale, les mots : « , qui ne peuvent excéder trois heures consécutives par jour » sont remplacés par les mots : « selon des règles et des modalités prévues par décret en Conseil d'Etat après avis de la Haute Autorité de santé ».

 


LE DECRET d'application:


Décret n° 2007-1348 du 12 septembre 2007 relatif aux heures de sorties autorisées en cas d'arrêt de travail et modifiant le code de la sécurité sociale
(NOR: SJSS0762156D)

....

« Art. R. 323-11-1. - Le praticien indique sur l'arrêt de travail :

- soit que les sorties ne sont pas autorisées ;

- soit qu'elles le sont. Dans ce cas, l'assuré doit rester présent à son domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux. Toutefois, le praticien peut, par dérogation à cette disposition, autoriser les sorties libres. Dans ce cas, il porte sur l'arrêt de travail les éléments d'ordre médical le justifiant. »

.....

Fait à Paris, le 12 septembre 2007.


François Fillon
Par le Premier ministre :



 

Pour un collectif qui n'existe plus....Vous restez nombreux à consulter notre blog:

 

Plus d'une vingtaine par semaine, 250 en moyenne par mois - Plus de 7470  depuis octobre 2005!

 

Mais votre visite nous intéresse.

Anonyme ou non, laissez-nous un petit mot pour indiquer: Votre curiosité, votre intérêt, votre colère, votre action...


        mailto:sante-vous-libres@laposte.net      

 


 Crée en octobre 2005 par ce collectif du quartier Nord de Nantes, ce blog est à l'image de notre collectif.Regarder son compteur déclenche toujours une surprise: Le nombre de consultations par semaine reste important (entre 10 et 30, parfois plus de 50.) A ce jour, 6168! Evidemment, ma curiosité est forte: Qui êtes-vous, que venez-vous chercher, par quel canal avez-vous connu ce blog, répond-t-il à votre attente????         

Et bien, tant pis, il n'y a en général pas de messages pour nous le dire et très fanchement, vive la vie comme elle est! Si au moins cela est utile, c'est le but!


I - HISTORIQUE

 

 

1° août 2005 : nombre d’entre nous étions en vacances. Ce même jour, entrait en application la loi 2004-180 du 13 août 2004 et en particulier son article 27 (6°paragraphe) qui mettait fin aux sorties libres des patients en arrêt maladie. L’objectif était d’éliminer abus et gaspillage des deniers de la sécurité sociale.

Cette décision aberrante prend en otage, culpabilise et pénalise les malades. Elle est une atteinte à leurs libertés individuelles ainsi qu’à celles de leurs médecins qui n’ont plus la liberté de choix d’un acte médical.

 

Anne-Françoise, en arrêt de maladie depuis plusieurs mois, se trouve alors brutalement confrontée à un refus de la CPAM de prolonger ses  sorties libres à partir du mois d’août. Nous avons vu son état de santé se dégrader, ce qui  nous a amenés à réagir et à  créer le collectif «Santé-vous-libres», composé de citoyens, de militants associatifs et syndicaux de Nantes nord.

Le but de ce collectif était d’en savoir plus sur cette loi. L’objectif était également d’informer les  assurés de la CPAM de Nantes et de susciter les  réactions des associations et syndicats.

 

Suite à plusieurs rencontres, le collectif s’est donné la revendication suivante : en cas d’arrêt maladie, dans l’intérêt du patient, nous exigeons que le médecin consulté soit à nouveau  le seul décisionnaire dans la prescription des sorties ( y compris des sorties libres).

 

 

 

II -  NOS ACTIONS

 

 

- Début septembre 2005 : création du collectif «Santé-vous-libres».

 

- 15/09/05 : envoi d’un courrier aux députés et sénateurs du département.

 

- Fin septembre 2005 : création d’une adresse e-mail pour permettre aux personnes de réagir, de témoigner.

 

- 05/10/05 : informations aux usagers à la maison de la CPAM de la Boissière.

 

- 08/10/05 : 1ère rencontre du collectif, l’information a été donnée aux organisations syndicales , aux  malades, par le biais de la presse et d’une distribution de tracts à l’antenne  CPAM  de la Boissière. Une soixantaine de personnes ont répondu à cette invitation. Plusieurs malades ont témoigné de leur situation et de leur souffrance.

 

- 24/10/05 : création du blog http://santevouslibre.zeblog.com/

 

- Novembre 2005 : création d’un tract  4 pages, rappelant le texte de loi et donnant des témoignages et notre revendication.

 

- 28/11/05 : relance du courrier aux élus.

 

- 30/11/05 : coup médiatique à la CPAM de la place Bretagne avec distribution du  4 pages. Nous sommes reçus en délégation par Mme Boriès, responsable de ce centre. Nous avons demandé à être reçus par Mr Frémont à une date ultérieure.

 

- 11/01/06 : réunion avec des associations de malades suite à notre invitation pour échanger sur les conséquences de cette nouvelle loi.

 

- 12/02/06 : courrier envoyé à Mr Frémont, directeur de la caisse primaire d’assurance maladie de Nantes afin d’obtenir un rendez-vous.

 

- 12/04/06 : RDV obtenu avec  la Direction de la CPAM de Nantes. Un représentant de l’AFP (Association Française des Polyarthritiques) et du SMG ( Syndicat des Médecins Généralistes) nous accompagnent.

Manifestation devant la CPAM de Gaëtan Rondeau.

 

- Juin 2006 : lettre-type à envoyer aux élus pour leur demander d’intervenir auprès du Ministre de la santé.

 

- Juillet 2006 : envoi d’un courrier du collectif au Ministre de la santé lui demandant de présenter un amendement au parlement en remplacement de l’article 27 de la loi.

 

 

 

III -  LES MEDIAS

 

 

 

1. Communiqué de presse pour la rencontre du collectif du 08/10/05

 

            Radio : France Bleue Loire Océan.

                        Radio Prune.

Télévision : reportage sur France 3 avec témoignage sur l’arrêt des sorties libres mis en application en août 2005.                                    

            Presse : article dans Presse Océan le 21/10/05.

 article dans Ouest-France le 24/10/05.

 

 

2. Communiqué de presse pour le coup médiatique du collectif  du 30/11/05 devant la CPAM Bretagne

           

            Télévision : reportage sur M6 devant la CPAM le 30/11/05.

            Presse : article dans Presse Océan le 01/12/05.

  article dans Ouest France le 01/12/05.

 

 

3. Alternative santé (mensuel d’information et de défense des consommateurs de soins médicaux) : article en janvier 2006.

 

 

4. Cadre de vie 44 journal de la CLCV (Confédération du logement et du cadre de vie) :  article en février 2006 reprenant l’action du collectif auprès des adhérents.

 

 

5. Communiqué de presse pour le RDV demandé auprès du directeur de la CPAM  à Gaëtan Rondeau le 12/04/06

           

Télévision : reportage sur Nantes 7 le 12/04/06 après avoir été reçus par Mr Aid, directeur général     adjoint de la CPAM.

            Presse : article dans Ouest-France le 13/04/06.

 

 

6. Alternative santé : article en juillet/août 2006.

IV - RESULTATS DE NOS ACTIONS

 

 

LES REACTIONS DES USAGERS

 

 

- Connaissance de la loi du 13 août 2004 mise en application au 1° août 2005  et prise de conscience des usagers de ses conséquences sur la vie des malades.

 

- Des témoignages concrets ont permis de mettre en lumière l’injustice produite par cette loi, son inefficacité et son application à géométrie variable.

 

- Ces témoignages ont permis aux malades d’exprimer leur souffrance et de dire l’importance qu’un collectif pense à eux et se mobilise pour et avec eux.

 

 

LES REACTIONS DES ASSOCIATIONS ET SYNDICATS

 

 

Certaines associations et syndicats ont soutenu et relayé nos actions à un niveau local et/ou national en particulier l’AFP et le SMG.

 

 

LES REACTIONS DE LA CPAM

 

 

- Suite à l’information faite auprès des usagers à la CPAM de la Boissière, un représentant du collectif a été interviewé par les médias.

 Mr Frémont s’est à son tour exprimé sur Radio Bleue Loire Océan le jeudi 6 octobre 2005 :

 

«  Il ne s’agit pas du tout que les gens soient cloîtrés chez eux. La Caisse tiendra le plus grand compte des situations individuelles, tout comme le feront les médecins traitants eux-mêmes qui pourront adresser au service médical un certificat circonstancié demandant des autorisations particulières. C’est une question d’appréciation, une question de bon sens. Il y a la règle générale qui est stricte et il y a l’application qui doit être intelligente et humaine. »

           

Dans le cadre d’un reportage sur la suppression des sorties libres sur France 3, Mr Frémont a pris la parole le vendredi 7 octobre 2005 :

 

«  Il est évident que pour quelqu’un atteint d’une maladie grave, d’une dépression grave et pire encore, si les sorties  plus larges sont utiles à son état de santé, que le médecin le prescrive et je vous garantis que la Caisse acceptera très  volontiers de donner une autorisation. »

 

 

- RDV avec Mme Boriès, responsable du centre Bretagne lors du coup médiatique du 30/11/05.

 

Elle nous a confirmé l’obtention de dérogation pour des sorties libres par les services administratifs de la caisse et non les services médicaux. Nous avons demandé  que cette information soit donnée  à tous les malades afin qu’ils soient au courant de la démarche à suivre. Nous avons également demandé un entretien avec Mr  Frémont.

 

 

 

- RDV avec la direction de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Nantes le 12 avril 2006. Nous sommes reçus par Mr Aid, directeur général adjoint de la CPAM et non pas par Mr Frémont comme nous l’avions demandé.

Monsieur Aid s’est engagé à faire remonter les revendications du collectif au niveau national, à communiquer auprès des partenaires de la CPAM des informations sur les sorties élargies (nouvelle appellation désignant les sorties libres) et à informer les médecins de ce qu’il leur faut écrire sur l’arrêt de travail et de la procédure à suivre pour les patients pour obtenir des sorties élargies.

 

 

Voici les informations que la CPAM nous a laissé le soin de communiquer auprès des malades.

 

Démarche à suivre par les patients pour obtenir les sorties élargies

 

- Demande écrite motivée du patient (ou du médecin) pour obtenir une dérogation pour les sorties élargies à adresser à Monsieur le Directeur de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (et non pas au médecin conseil).

 

Informations sur les sorties élargies

 

- Les 3 heures de sorties autorisées ne tiennent pas compte du temps consacré au parcours de soin (consultations, soins…).

 

- Les 3 heures de sorties autorisées peuvent être fractionnées dans la   journée.

 

- Une autorisation de sortie exceptionnelle pour événement familial (décès par exemple) peut être traitée et accordée par téléphone.

 

LES REACTIONS DES POLITIQUES

 

- Certains élus sont intervenus auprès de Mr Xavier Bertrand, Ministre de la santé et des solidarités et/ou Mr Philippe Bas, Ministre délégué à la sécurité sociale et aux personnes âgées.

 


Mr Jacques Floch le 03/10/05

Mr Jean-Pierre Le Ridant le 20/10/05

Mr Christophe Priou le 14/11/05

Mr Jean Marc Ayrault le 17/11/05

Mr Alain Trillard le 06/12/05

Mr François Autain le 06/12/05

Mr Claude Evin le 07/12/05

Mme Monique Papon le 07/12/05


 

- Nos actions de communication ont incité certains élus à interpeller le gouvernement sur la suppression des sorties libres.

cf Questions publiées au JO par Mr Le Ridant le 25/10/06

                                                                        Mr Floch Jacques le 18/10/05

                                                                        Mr Trillard le 01/09/06

 

- Réponse du ministre Mr Xavier Bertrand le 1° septembre 2006 à Mr Trillard, sénateur de Loire Atlantique

 

 «  Toutefois, pour certaines pathologies, il est parfois utile au bien-être et à l’amélioration de l’état de santé des patients de leur autoriser des sorties au-delà de cette stricte limite.

A ma demande, le directeur général de la CNAMTS a donné des instructions à tous les organismes du réseau afin de prendre en compte certaines situations particulières pour un aménagement du régime des heures de sortie sous la forme d’un fractionnement ou d’un allongement de la durée de trois heures. Ces mesures dérogatoires nécessitent naturellement, une justification médicale circonstanciée, afin d’éviter tout risque de fraude. »

 

Par Le collectif :: 30/10/2006 à 18:50 :: Général

Pour nous cela ne gomme pas l’application à géométrie variable de la loi et le flou dans lequel se trouvent toujours les malades.

 

Notre but initial était d’informer les usagers de la CPAM de Nantes de la mise en application de la loi et de susciter les réactions des associations et syndicats locaux.

Nos diverses actions nous ont permis d’atteindre en partie cet objectif.

 

Toutefois nous restons convaincus qu’une information des usagers est nécessaire au niveau national.

Confortés par les réactions des élus, les propositions de loi faites par certains d’entre eux et l’assouplissement de la loi demandé par Mr Xavier Bertrand, Ministre de la santé et des solidarités, il nous paraît important que notre action soit poursuivie à un niveau national.

 

Satisfaits d’avoir fait un travail utile et d’avoir répondu aux attentes de nombreux malades, nous souhaitons passer le relais à d’autres associations ou collectifs nationaux auprès de qui les usagers pourront continuer de réagir, de témoigner et de s’informer.


COURRIER du collectif au MINISTRE du 25 08 2006

 


Collectif « Santé vous libres »                                                       Nantes, le 25 Août 2006

                                                                                             A Mr Xavier BERTRAND

                                                                              Ministre de la santé et de la solidarité

                                                                                  8 avenue de Ségur 75350 PARIS 07

 

Monsieur le Ministre,

Le collectif « santé vous libres » existe depuis fin septembre2005, suite à la loi

N° 200 4 - 810 du 13 Août 2004 art.27, mise en application en Août 2005, sur les sorties

libres durant les arrêts de travail.

Depuis nous avons interpellés les députés et sénateurs de la Loire Atlantique.

Nous avons également fait 2 interventions auprès de la CPAM de Nantes, où nous avons été

reçus par les directions qui ont été attentives face à nos inquiétudes.

Monsieur LERIDANT ayant posé la question à l'Assemblée Nationale nous a

fait parvenir la réponse publiée au JO le 25.04.2006 page 4535. Cependant, cette loi ne

semble pas correspondre pour une guérison plus rapide des malades en arrêt de longue durée.

C'est pourquoi le collectif « santé vous libres » vous propose et vous demande de présenter

l'amendement suivant au parlement en remplacement de l'article 27 : « toutefois, les heures

de sorties libres pour les patients atteints d'une affection de longue durée, les pathologies dont

les sorties libres favorisent la guérison selon l'appréciation du praticien. » (en complément du

4^ alinéa (3°) de l'article L.323-6 du code de la sécurité sociale).

Vous trouverez ci-joint différents témoignages qui montrent bien les

conséquences de l'injustice de cette loi.

Nous vous remercions de bien vouloir être attentif à notre demande, et dans

cette attente, nous vous prions d'agréer. Monsieur le Ministre, nos salutations distinguées.

 

 

Le collectif « Santé vous libres »

 

 

Par Le collectif :: 06/06/2006 à 22:15 :: Général


REPONSE du MINISTRE

Vous pouvez vous en servir auprès de votre médecin et surtout de la CPAM pour obtenir des HORAIRES ELARGIS ainsi que le texte de loi: Avant le nouveau décret et la mise en application de l'élargissement des Horaires, vous pouvez éditer ces textes et vous en servir auprès de votre médecin ou de votre CPAM! (Sélection la zone du texte qui vous intéresse et copier-coller. Pour plus d'infos, envoyez-nous un mail.) 


Liberté • Égalité • Fraternité

_____________________

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

Ministère de la Santé et des Solidarités

 

Le ministre                                                                                                                             Paris, le   – 1 SEP. 2006

 

Monsieur le Sénateur,

 

Vous avez appelé mon attention sur les préoccupations exprimées par l'association

Française des Polyarthritiques, concernant les horaires de sorties autorisées pour les personnes en

arrêt maladie.

L'article 27 de la loi du 13 août 2004 portant réforme de l'assurance maladie prévoit

que le service de l'indemnité journalière est subordonné à l'obligation pour le bénéficiaire

« de respecter les heures de sorties autorisées par le praticien qui ne peuvent excéder trois

heures consécutives par jour ».

Cette disposition a pour but d'éviter certains abus dont était victime le système

d'assurance maladie et donc l'ensemble des usagers.

Toutefois, pour certaines pathologies, il est parfois utile au bien être et à l'amélioration

de l'état de santé des patients de leur autoriser des sorties au-delà de cette stricte limite.

A ma demande, le directeur général de la CNAMTS a donné des instructions à tous les

organismes du réseau afin de prendre en compte certaines situations particulières pour un

aménagement du régime des heures de sortie sous la forme d'un fractionnement ou d'un

allongement de la durée de trois heures. Ces mesures dérogatoires nécessitent naturellement

une justification médicale circonstanciée, afin d'éviter tout risque de fraude.

En espérant que ces éléments vous permettront de répondre aux interrogations de vos

interlocuteurs, je vous prie d'agréer. Monsieur le Sénateur, l'expression de ma considération

distinguée.

 

 

 

Xavier BERTRAND

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur André TRILLARD

Sénateur de Loire-Atlantique

Palais du Luxembourg

75291 PARIS cedex 06

 

14, avenue Duquesne – 75350 Paris 07 SP – Tél. : 01 40 56 60 00


Enfin une loi...

 

J.O n° 296 du 22 décembre 2006 page 19315
texte n° 1

LOIS

LOI n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 (1)


L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2006-544 DC du 14 décembre 2006 ;

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

 

Article 46


Dans le 3° de l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale, les mots : « , qui ne peuvent excéder trois heures consécutives par jour » sont remplacés par les mots : « selon des règles et des modalités prévues par décret en Conseil d'Etat après avis de la Haute Autorité de santé ».

 


DECRET d'application:

Décret n° 2007-1348 du 12 septembre 2007 relatif aux heures de sorties autorisées en cas d'arrêt de travail et modifiant le code de la sécurité sociale (NOR: SJSS0762156D)

....

« Art. R. 323-11-1. - Le praticien indique sur l'arrêt de travail :

- soit que les sorties ne sont pas autorisées ;

- soit qu'elles le sont. Dans ce cas, l'assuré doit rester présent à son domicile de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, sauf en cas de soins ou d'examens médicaux. Toutefois, le praticien peut, par dérogation à cette disposition, autoriser les sorties libres. Dans ce cas, il porte sur l'arrêt de travail les éléments d'ordre médical le justifiant. »

.....

Fait à Paris, le 12 septembre 2007.


François Fillon
Par le Premier ministre :

 

 


Suivent plusieurs textes édités durant nos activités


Agir pour les sorties libres !


Depuis le 1er août 2005, l’article 2004-810 de la loi du 13 août 2004 relatif à l’assurance maladie supprime « les sorties libres » en cas d’arrêt de maladie. Il subordonne le service de l'indemnité journalière à l'obligation, pour le bénéficiaire, de « respecter les heures de sorties autorisées par le praticien, qui ne peuvent excéder trois heures consécutives par jour ».
Révoltés par cette situation, un groupe de militants de Nantes Nord engagés dans le milieu syndical et associatif a créé un collectif, « santé vous libres »


NOS ACTIONS :

Distributions de tracts, communiqués de presse et informations par les médias, lettres et interventions auprès d’élus, manifestations devant les caisses primaires de la sécu…
Ces actions ont permis à un grand nombre de malades et d’usagers d’être informés. Les aberrations de cet article et son application différenciée nous ont conduit à rencontrer la direction de la CPAM pour demander une clarification.


NOTRE REVENDICATION :

 « En cas d’arrêt de maladie, dans l’intérêt du patient, nous demandons que le médecin consulté soit à nouveau le seul décisionnaire dans la prescription des sorties (y compris des sorties libres). »


PREMIERES AVANCEES :

Depuis fin mars, une première modification de la loi est en débat au Sénat. Les sénateurs motivent leur démarche en exposant clairement les problèmes posés par la suppression des sorties libres, notamment dans le cas des ALD.
Or, cette règle, qui s'applique à tous quelles que soient la pathologie du malade et la durée de son arrêt, est particulièrement défavorable aux personnes atteintes d'affections de longue durée, comme c'est le cas pour les malades cancéreux suivant un traitement oncologique, auxquels la maladie n'impose pas forcément d'être alité mais est incompatible, au moins temporairement, avec l'exercice d'un métier.
En effet, les horaires libres, tels que prévus auparavant, pouvaient dans certains cas favoriser la guérison des patients en leur permettant, par exemple, de participer à des activités associatives ou bénévoles. À l'inverse, la mise en place d'heures fixes est vécue comme une contrainte par ces personnes qui doivent déjà supporter le poids de la maladie et le retrait de la vie professionnelle.
En ceci, les sénateurs rejoignent en grande partie ce que notre collectif dénonce.

 

Compte tenu de ces éléments, les sénateurs proposent le texte suivant :

Proposition  N° 278 / Article unique
Le quatrième alinéa (3°) de l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale est complété par les mots : « toutefois, les heures de sorties sont libres pour les patients relevant de l'oncologie  ».

CE N’EST PAS SUFFISANT :
En effet, le côté bénéfique, thérapeutique et indispensable au maintien d'une vie normale, des heures de sortie libres en cas d'arrêt de travail, concerne TOUS les motifs des arrêts de travail, et pas seulement les personnes atteintes d’un cancer ou relevant du régime ALD.
C’est pourquoi le collectif, en lien avec de nombreuses associations de malades, un syndicat de médecin et une clinique oncologique de Nantes vous propose un nouveau texte :
« toutefois,  les heures de sorties sont libres pour les patients atteints d'une affection de longue durée, les pathologies cancéreuses et les pathologies dont les sorties libres favorisent la guérison selon l'appréciation du praticien».

 (en complément du quatrième alinéa (3°) de l'article L. 323-6 du code de la sécurité sociale.)

AGISSONS:
Pour soutenir cette proposition, nous vous invitons à écrire à votre député/e ou aux sénateurs de votre département à l’aide du courrier ci-dessous. Vous compléter avec votre nom, adresse ainsi que celui de l'élu. Ceci est un modèle qui peut-être copier (avec un clic droit: copier puis coller sur une feuille de traitement de textes / Word ...) ou recopier à la main pour le personnaliser. Vous pouvez aussi y ajouter votre témoignage en quelques lignes. Les adresses des élus des deux assemblées sont indiquées ci-dessous.

L'idéal est de faire cette démarche maintenant mais si vous découvrez ce texte en septembre par exemple, il ne sera pas trop tard! Bien sûr, votre entourage et connaissances sont concernés!!! 

Cette proposition s'adresse aux malades bien sur mais aussi aux patients en général, qui peuvent un jour connaître cette situation!


DERNIERE NOUVELLE: Nous venons de recevoir un nouveau courrier encourageant (VOIR  CI-DESSOUS.) Cela montre, s'il en était besoin, combien ces actions doivent se multiplier. Elles semblent porter le débat au niveau national et la modification de la loi sur ce point est en bonne voie!

Continuons ensemble à convaincre de faire ce petit geste.

ECRIRE pour SORTIR de cette situation: ARRET MALADIE=MALADE AUX ARRETS! 



ASSEMBLEE
NATIONALE
jean-Pierre LE RIDANT
Député de Loire-Atlantique
Conseiller Général de Nantes 6
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
LIBERTÉ - ÉGALSTÉ - FRATERNITÉ

Rèf:AN/VM/2006-342                                                                                               Nantes, le 15 JUIN 2006


                                                                                             Collectif « Santé Vous Libres »

 

Monsieur,
pour compléter mon précédent courrier, je tenais à vous informer que, dans le cadre de
mes fonctions, j'ai souhaité cosigner deux propositions de loi.
Celles-ci - dont vous trouverez ci-joint les copies - assouplissent les heures de libres dans
le cadre d'un arrêt maladie. Il s'agit de :
. La proposition de loi de Madame Bérengère POLETTI, Députée des Ardennes, visant à
assouplir les heures de sorties autorisées pour certains patients
et de
. La proposition de loi du Professeur Bernard DEBRE visant à laisser libres les heures de
sortespourdes patients en arrêt de travail pour une affection cancéreuse.
En espérant qu'elles puissent être inscrites très prochainement à l'ordre du jour de
l'Assemblée Nationale,
je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Pierre LE RIDANT
PJ. : copie des propositions de loi
Permanence : 20, rue Bélanton 44300 Nantes - Tél. 02 51 83 19 19 ^ Fax 02 40 59 68 35
Assemblée Nationale : Tél. 01 40 63 92 16 - Fax 01 40 63 92 72
Site : www.leridant.com - Courriel : jeanpierre.leridant@wanadoo.fr


Proposition de loi visant à laisser libres les heures de sorties des patients en arrêt de
travail pour une affection de longue durée.
Présentée par : Bernard DEBRE
Exposé des motifs :
Mesdames, Messieurs,
L'article 27 de la loi 2004-810 du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie a assuré, dans le code
de la sécurité sociale, un article L.323-6 qui subordonne le service de l'indemnité journalière à
l'obligation, pour le bénéficiaire, de « respecter les heures de sorties autorisées par le praticien, qui
ne peuvent excéder trois heures consécutives par jour ».
Cette règle, qui s'applique a. tous, quelle que soit la pathologie du malade et la durée de son arrêt,
est particulièrement défavorable aux personnes atteintes d'affection de longue durée, comme c'est
le cas des malades de cancers, sida, sclérose en plaques, et la liste n'est pas exhaustive, auxquelles
la maladie n'impose pas forcément d'être alitées mais n'est pas compatible, au moins
temporairement, avec une activité professionnelle.
La mise en place d'heures fixes ajoute un cloisonnement social à toutes ces personnes qui sont
déjà confrontées à la difficulté de leur maladie. Ce raisonnement administratif restreint les
possibilités d'un malade de conserver une vie sociale indispensable à son bien-être psychologique
et affectif.
C'est pourquoi cette proposition de loi vous invite à mettre en place une solution adaptée pour
les personnes atteintes d'une maladie de longue durée, en dérogeant à la disposition prévue par la
loi du 13 août 2004 et en ne limitant pas les heures de sorties de ces patients.
La proposition de loi qui est aujourd'hui présentée est composée d'un article unique aménageant
l'article L.323-6 du code de la sécurité sociale en le complétant par un alinéa visant à laisser libre
les heures de sorties des patients relevant de ces affections de longue durée.
Telle est, Mesdames et Messieurs, la disposition de la présente proposition de loi que je vous
demande de bien vouloir adopter.


Proposition de Loi présentée par Bernard DEBRE:
Article Unique
Le quatrième alinéa (3°) de l'article L.323-6 du code de la sécurité sociale est complété par les
mots : « toutefois, les heures de sorties sont libres pour les patients relevant de maladies de
longue durée; »

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Proposition de loi présentée par Bérengère POLETTI (sans le texte d'exposé des motifs qui reprends les mêmes arguments)
Article unique :
Le 4"'» alinéa (3°) de l'article L 323-6 du Code de la Sécurité sociale est ainsi
modifié :
Après les mots « qui ne peuvent excédera ajouter les mots «, sous réserve des
dérogations accordées par la caisse, »

 



 

 



 

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